J'avais été interrogé fin Janvier par email par Alexandra Bissé sur "le blog d'auteur de livres" pour Stratégies et comme l'interview s'est faite par email et que j'ai moi même rédigé les réponses, j'avais reproduit intégralement mes réponses.
Alexandra Bissé m'informe gentiment aujourd'hui du résultat dans le Stratégies daté du 9 mars 2006, me dit que le fait d'avoir publié ses questions ne l'a pas géné et que j'aurais pu préciser le nom du journaliste et du magazine. Je n'avais pas cité ces noms justement pour éviter de mettre Alexandra ou Stratégies mal à l'aise mais je reconnais que j'aurais pu leur en parler avant de le faire. Comme il s'agit d'un effort non négligeable de répondre par email, j'ai été pris par l'envie irrésistible de partager mes réponses avec vous sur mon blog.
Alexandra me fait passer sa réponse à cette discussion, je la publie donc volontiers ici et la remercie pour ce texte.
Bonjour,
En effet, comme vous le dites, il est vrai que les interviews par e-mail font gagner du temps surtout quand on a seulement quelques jours pour rédiger une enquête faisant intervenir et réagir une dizaine d'interlocuteurs.
L'e-mail permet en effet de faire intervenir plus de personnes que si l'entretien était mené en face à face ou par téléphone (j'aurais également posé les mêmes questions à chacun avec des variantes selon le profil de l'interviewé). Je trouve personnellement plus intéressant de donner la parole à plus de monde et de confronter leurs réponses. Même s'il est vrai qu'au final les phrases retenues dans l'article ne représentent bien sûr pas l'intégralité de l'entretien mais seulement une sélection voire aucune (et oui cela arrive !). Les plus percutantes par rapport à l'angle de l'article.
Je comprends la notion de rentabilité que certains attendent lorsqu'ils sont contactés par un journaliste : "Je passe du temps à répondre donc je veux être cité à hauteur du temps passé et de l'investissement fourni". Mais les choses ne fonctionnent pas tout à fait comme ça et le journaliste (qui prend aussi du temps) est libre de son choix tant dans les interlocuteurs choisis pour intervenir que dans les propos qu'il va retranscrire. Il est vrai qu'il y' a souvent une incompréhension de cette "règle du jeu" et cela peut se comprendre. Mais dans ce cas mieux vaut refuser l'interview, ce qui évite des déconvenues.
Je me permets aussi de répondre à Sébastien Bailly qui estime qu'il suffit ensuite de "passer cela à la moulinette pour obtenir un article". Je vous rassure c'est un peu plus compliqué que cela… Un article c'est d'abord un angle, une analyse, des chiffres et une mise en perspective de plusieurs opinions pour obtenir un panorama, un éclairage sur une tendance, en l'occurrence ici les blogs d'écrivain comme nouvel outil de promo littéraire. On "mouline" peu finalement même si l'on synthétise indéniablement…
Je tiens enfin à remercier tous ceux qui ont, comme vous, répondu, à ce long questionnaire en effet.
J'espère donc que cette enquête, qui vient de paraître dans Stratégies daté du 9 mars 2006 vous intéressera. Le sujet m'a en tout cas passionné !
Cordialement,
Alexandra Bissé
Journaliste pigiste pour Stratégies (entre autres…)