Une journée avec Nicolas Sarkozy
J'ai lu "Sarkozy, décrypté de A à Z". Je l'ai lu en quelques heures, quatre ou cinq. Le principe du livre est un abécédaire, "ouvrage plus couramment réservé aux stars du rock". La forme m'a donné immédiatement l'impression d'un pur produit marketing écrit par un auteur et une maison d'édition soucieux de surfer la sarko-vague, je m'attendais donc au pire. Pourtant, je l'ai lu en "de A à Z" et j'y ai appris sur les idées de Nicolas Sarkozy vues par les médias et ses différents grands moments politiques. Le point négatif essentiel est la répétition permanente pour celui qui lirait le livre de la page un à la fin, surtout sur les thèmes justement rabâchés par les médias, comme "racaille", "karcher" ou sa vie de couple... Disons que c'est une lecture amusante mais pas non plus un grand cru... Je l'ai lu jusqu'au bout cependant et il vous divertira si vous vous intéressez un peu à l'homme ou à la politique, tout en étant néophyte.
Morceaux choisis:
-D comme "Délocalisations": "Les délocalisations sont devenues une angoisse pour nombre de salariés. Mais il n'y a pas de fatalité. Il faut faire preuve d'imagination ! On se morfond en parlant des emplois délocalisés à l'étranger, là où la main-d'oeuvre est moins chère. Alors, pourquoi ne délocaliserait-on pas en France ?"
-"En mai 1968, il n'a que 13 ans, mais il veut déjà manifester pour soutenir le général de Gaulle. Au point que sa mère a été obligée de téléphoner au collège pour l'empêcher de descendre dans la rue !"
-K comme Karcher. Nicolas Sarkozy sait que ce genre de mots le rend populaire auprès d'un certain électorat. "Karcher en septembre, 200 000 adhérents en décembre" n'hésite pas à dire le ministre de l'Intérieur.
-P comme Primaires. L'auteur explique que Nicolas Sarkozy essaie d'imposer des Primaires à l'UMP en vue des présidentielles pour finalement affirmer "qu'il n'avait jamais parlé de primaires" suite à leur échec...
-R comme Rasoir. "C'est une simple histoire de rasoir qui a lancé les premières escarmouches de la bataille présidentielle ! En effet, lors de l'émission Cent minutes pour convaincre, Laurent Fabius évoque en ces termes sa candidature en 2007 : "J'y pense parfois le matin en me rasant". Par la suite, Nicolas Sarkozy réplique sur le même sujet, en employant la même métaphore: "Pas seulement en me rasant" !
-T comme Travail "le travail libère l'individu (...) Le travail est une valeur de libération ! Ailleurs sur les 35 heures: "Il est naturel et souhaitable de vouloir travailler plus pour gagner plus".








